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BONUS SCènes coupées/ entretien avec hélène lee...
INFOS ET ENCORE
THE HARDER THEY COME
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A l'occasion de l'édition pour la première fois en DVD parue il y a quelques semaines chez Potemkine/Agnès b. d'une version sous-titrée français du CULTISSIME The Harder They come, film de Perry Henzell sortie en 1972 avec Jimmy Cliff en tête d'affiche, revenons sur ce premier long métrage produit intégralement en terre yardie. Outre un superbe livret et un bel emballage, cette nouvelle parution est ici accompagnée de bonus plus qu'intéressents telle une interview de Perry Henzell à quelques jours de la première projection de No place like home, d'un entretien avec Jimmy Cliff et le producteur du film Arthur Gorson, et deux documentaires dont un, Hard road to travel de Chris Browne (2001), est présent sur une précédente édition chez BMG... Né en 1936 à Port Maria, Jamaïque, d'un père antiguais et d'un mère trinidadienne, Henzell, après avoir fait des études à de l'université de McGill à Montréal et travaillé dans la publicité, se tourne vers le cinéma au début des 70's. Ainsi entre 1970 et 1972, Il dirige et produit The harder they come avec un petit budget. Devenu un succès international, le film a été récompensé en 1973 du Prix du Jeune Cinéma au festival du film de Venise., et distribué en France sous le titre Tout, tout de suite à partir de 1976. En 1982, Henzell publie son premier roman Power Game, thriller politique se déroulant dans les Caraïbes.Sa mort survint une journée avant la première jamaïquaine de son deuxième film (avec entre autres Carl Bradshaw, PJ Soles, Grace Jones, Countryman...) au Flashpoint Film Festival de Negril, qui a été progeté pour la première fois le 13 septembre 2006 au Festival International du Film de Toronto. Ce deuxième volet de The harder they come raconte l'histoire d'une femme qui quitte la ville et part découvrir la campagne jamaïquaine. No Place Like Home n'était pas un nouveau projet de son rélisateur puisque son tournage avait débuté en 1973 avant de connaître de multiples péripéties qui en ont retardé la sortie jusqu'à 2006.Perry Henzell est mort le jeudi 30 novembre 2006 après avoir lutté contre un cancer pendant 7 ans. Il avait 70 ans. Bande Originale de No place like home :PJ Soles - World Full of BeautyToots & The Maytals - Beautiful WomanThe Sensations - Everyday is a HolidayThree Degrees - MaybeEtta James - You Can Leave Your Hat OnJackie Mittoo - Summer BreezeToots & The Maytals - Take Me Home, Country RoadsThe Heptones - Book of RulesBob Marley & The Wailers - Coming in from the ColdBob Marley & The Wailers - Stir it UpCarly Simon - Waited So LongPeter Tosh - One FoundationNasio Fontaine - Jah GloryLobo - There Ain't No WayDesmond Dekker & The Aces - IsraelitesLord Messam & His Calypsonians -Take HerTo JamaicaMarcia Griffiths - Play Me.
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The harder they come est basé sur la vie de Vincent Ivanhoe "Rhyghin" Martin, un bandit notoire qui a terrorisé de Kingston durant les 40's. A noter que le magazine Natty Dread lui a consacré un article dans son numéro 37 de juin-juillet 2006, que nous vous invitons vivement à lire. Donc, Ivanhoe Martin, interprété par Jimmy Cliff, jeune paysan jamaïcain en quête de gloire, part à Kingston pour percer dans le Reggae. Mais une réalité bien différente l’attend : magnats du showbusiness, policiers ou trafiquants de drogue, tous semblent tirer profit de la corruption, de l’exploitation et de la misère. Ivanhoe, rebelle à toute compromission, fuit ce système et devient hors-la-loi. À mesure que les autorités le traquent, le jeune fugitif devient un héros pour les opprimés du ghetto… Ce film est avant tout un document unique sur la réalité des ghettos de Kingston au tournant des 70's qui, porté par une bande originale exceptionnelle, montre la vie, les espoirs, les luttes des gens de ces quartier pauvres. La musique comme porte de sortie, voire échapatoire n'est pas ici factice mais bien actrice. L'impact du film tient surtout au fait que Perry Henzell montre avec une authenticité poignante la condition de son peuple, alors qu’un climat de tension sociale extrême régnait à l’époque en Jamaïque. Ivanhoe Martin devint une sorte de martyr d’un système inhumain, et l’oeuvre de Perry Henzell fut perçue comme un puissant appel à la révolte. The Harder They Come demeure pour beaucoup seul véritable classique du cinéma jamaïquain (sans oublier Rockers, L'autre film culte yardie!), même si l'on peut regrèter sa forme quelque peu incongrue et inachevée, sans doute dû à un tournage dans un contexte politique difficile qui a été constamment arrêté par les autorités ou faute d'un financement adéquat.La bande originale du film est sortie sur Island en 1972. C'est, à ce jour, l'un des albums Reggae qui s'est le plus vendus dans le monde. Tous les titres sont devenus des classiques et des incontournables.TrackslistJimmy Cliff - You Can Get It If You Really WantScotty - Draw Your BrakesThe Melodians - Rivers Of BabylonJimmy Cliff - Many Rivers To CrossThe Maytals - Sweet And DandyJimmy Cliff - The Harder They ComeThe Slickers - Johnny Too BadDesmond Dekker - Shanty TownThe Maytals - Pressure DropJimmy Cliff - Sitting In LimboJimmy Cliff - You Can Get It If You Really WantJimmy Cliff - The Harder They ComeDesmond Dekker - Israelites *The Uniques - My Conversation *The Maytals - Do The Reggay *Jimmy Cliff - Viet Nam *Johnny Nash - I Can See Clearly Now *The Ethiopians - Reggae Hit The Town *Dave & Ansel Collins - Double Barrel *Desmond Dekker - It Mek *The Melodians - Sweet Sensation *Jimmy Cliff - Let Your Yeah Be Yeah *Eric Donaldson - Cherry Oh Baby *Dave & Ansel Collins - Monkey Spanner *The Maytals - 5446 *The Melodians - It's My Delight *Jimmy Cliff - Wonderful World, Beautiful People *The Maytals - Pomp & Pride *Johnny Nash - Guava Jelly *Jimmy Cliff - The Bigger They Come The Harder They Fall** Bonus tracks dans la Deluxe édition sortie en cd.THE HARDER THEY COME1h40 / 35 mm / couleurLangue : sous-titré françaisScénario : Perry Henzell, Trevor D. RhoneInterprétation : Jimmy Cliff, Carl Bradshaw, Prince Buster, Basil Keane, Janet Barkley, Derek Harriot, Winston Stona, Desmond Dekker, Yvonne Jones, Bobby CharltonProduction : Perry Henzell, Jeff Scheftel, International FilmsImage : Francklyn St Juste, David MacDonald, Peter JessopSon : Bob Povey, Winston RodneyMontage : John Victor Smith, Seicland AndersonDistribution : Archéo Pictures Rendons hommage à un homme, qui par son film, a fait connaître le Reggae dans le monde entier, avant même l'avènement du Gong Bob Marley....
CONGOS AT TRACKS
the congos at tracks - 2006
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Le jeudi 30 novembre 2006 à 23H15 Arte se mettait au couleur Reggae. Effet, l'excellente émission musicale consacrait un sujet sur les mythiques Congos, auteurs avec Lee Scratch Perry aux manettes de l'une des plus belles perles du Reggae, Heart of the congos, sorti en 1977. Sur son site, Arte présentait la légendaire formation : " Il y a trente ans à Kingston, les Congos écrivent l'une des plus belles pages du reggae. Leurs harmonies vocales vont servir de BO au mouvement roots jamaïcain. Son mot d'ordre: repatriation", le retour des fils d'esclaves en Afrique. D'ailleurs, les Congos n'ont pas choisi leur nom au hasard : ils le tirent de la tribu d'Afrique qui a fourni le plus d'esclaves à la Jamaïque.Les Congos se rencontrent chez les rastas, confrérie créée dans les années 30 en Jamaïque. Dans les montagnes, ils participent aux "Groundations", des cérémonies où on jette des sorts à coup de percussion africaines sur la reine d'Angleterre, le Vatican, ou le président des Etats-Unis, symboles de Babylone. À l'abri des forêts jamaïcaines, les rastafaris se considèrent comme les descendants des esclaves en fuite, les Marroons, qui forment dès le 16e siècle des colonies organisées sur le modèle africain.A la fin des années 60, les infréquentables rastas gagnent les ghettos pauvres de Kingston où s'accumulent les campagnards à la recherche de travail. Parmi eux : les futurs Congos qui écument les studios d'enregistrement pour décrocher un contrat.En 1976, les trois rastas venus des campagnes enregistrent leur chef-d'oeuvre: "Heart of the Congos". Dans les choeurs, les grandes voix de la soul jamaïcaine, de Gregory Isaacs aux Heptones les accompagnent. Et aux commandes, le génie de la production Lee Scratch Perry. Depuis deux ans, Lee Perry règne en maître sur le Black Ark, l'Arche Noire, le studio qu'il a monté à Kingston. Sur son quatre-pistes, à force de chambres d'écho, de boîtes à rythmes et de systeme D, il invente un son dont les recettes sont à jamais un mystère. Leur premier disque aurait dû leur permettre de toucher le jackpot. Mais deux mois après sa sortie, Lee Perry met le feu à son studio. Le groupe explose en plein vol et disparaît pendant trente ans.En 2005, les Congos se reforment pour l'enregistrement d'un album réunissant les stars du reggae jamaïcain, comme Max Romeo, U-Roy ou Horace Andy autour d'un de leurs morceaux mythiques: "Fisherman". Dans la foulée, à 60 ans de moyenne d'age, ils reprennent la route et sortent un nouveau disque. Leur son est à des années-lumière de ce qu'est devenue la musique jamaïcaine, vouée au ragga et au dancehall." Arte.tv.
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The Congos on Tracks _ Arte
PETER TOSH
11 SEPTEMBRE 1987 ?...
PETER TOSH P1
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Au soir du 11 septembre 1987, avec sa compagne Marlene Brown, Peter Tosh reçoit à l'étage de son domicile de Plymouth Avenue à Kingston, Mike Robinson, le batteur Carlton 'Santa' Davis et Doc Brown, le ganjaman de Tosh. Arrivent Dennis Lebban, connu sous le sobriquet de Leppo, et 2 autres individus. Connu des lieux et par leurs propriétaires à qui il vient régulièrement demander un peu d'argent, Leppo monte à l'étage suivi des 2 quidam. Soudain, les 3 invités dégainent leur 9mm sommant tout le monde de se mettre ventre à terre. Ils fouillent la maison et réclament du fric. Dans ce même temps, débarquent Jeff 'Free I' Dixon et son épouse. Ils se retrouvent face contre terre à peine avoir franchi le seuil de la porte. Selon les témoins rescapés, sans aucun évènement déclencheur, les 3 gunmen tirent à plusieurs reprises. Free I gravement touché plonge dans le comas dont il ne sortira jamais, Peter Tosh et Doc Brown, au sol, ne se relèveront pas. Leppo et ses accolytes vident les lieux, mais Leppo vient se livrer à la police quelques heures seulement après le double meutre.Peter Tosh, lui qui ne voulait pas assister aux enterrements [il est absent à ce lui de Bob Marley] concidérant que Rasta n'était que la Vie et ne devait tourner la tête en direction de la Mort, a du de très haut apercevoir quelques 12000 personnes venir se recueillir sur sa dépouille et assister à ses funérailles le 26 septembre 1987, à la suite desquelles il fut inhummé dans son village natal du à Belmont, Westmoreland.Le 17 juin 1988, il faudra à peine 6 minutes aux jurés pour délibérer lors du procès éclair de Dennis 'Leppo' Lobban. Proclamant une dernière fois son innocence, il écope de la peine capitale (la peine de mort, tout en étant encore en vigeur en Jamaïque à l'époque, ne s'applique plus!). Jamais il ne dénoncera ceux qui l'accompagnaient ce soir de septembre 1987. Si l'affaire fut classée ilico presto, il reste beaucoupe de zones d'ombres sur ces meutres dont la primordiale question de la motivation de ce get a pen fort bien orchestré. Certains avancent l'idée de policiers qui ne le portaient franchement depuis des années dans leur coeur. D'autres y voient des raisons politiques : sans pour autant être affilié à un parti, Peter Tosh a plus ou moins quelques accointances avec le JLP. À la veille d'élection nationale, le parti adverse, le PNP, aurait préparé une campagne violente avec l'aide de gangs dont Peter aurait fait les frais. D'autres encore suggèrent une participation plus que discrète de personnalités et/ou officiels de l'establishment. En effet, avec Jeff 'Free I' Dixon Peter avait le projet de lancer la Rasta Reggae Radio. Quand on connait le tempérament, la personnalité, la détermination, le franc-parler (euphémisme!), la dénonciation perpétuelle de l'establishment et le sempiternel combat mené en faveur de la légalisation de l' de Tosh, on peut aisément comprendre (!) que sa mort pouvait rendre service et laisser dormir sur leurs deux oreilles quelques hommes d'importance.Les quelques 10 minutes animées et sous-titrée en français qui suivent, reviennent sur l'évènement faisant intervenir des témoins de la rixe, des amis de Tosh, des anonymes.. Ces images passionnates sont extraites de Stepping Razor - Red X de Nicholas Campbell sorti en 1992 et plusieurs fois réédité en DVD, documentaire à posséder absolument... INDISPENSABLE ! .
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PETIT PETER TOSH POUR LES NULS ! Membre fondateur des Wailers avec (faut-il le rappeler ?!!!) Marley et Bunny Wailer, Peter Tosh (né Winston Hubert McIntosh le 19 octobre 1944 a Church Lincoln, Wetsmorland, JA) quitte le groupe [suivi de Bunny] en 1973 pour suivre une carrière solo ponctuée de plus d'une dizaine d'albums dont certains sont des incontournables tel Legalise it à la cover des plus enfumées (Columbia 1976), le revolutionnaire Equal Rights (Columbia 1977), l'homéopathique Bush Doctor (Rolling Stones 1978) ou encore son dernier No Nuclear War (EMI 1987). Rasta convaicu, bien loin du cliché du dreadlokseux peace and love, Peter Tosh était un véritable soldat, un combattant de LA justice faite à tout peuple noir, se positionnant en contastaire invétéré face à l'establishment post-colonial britanique qu'il dénommait shitstem. Sa musique était son arme, son discours virulant et sans concession ses munitions... Mystique, à tendance paranoïaque marquant la fin de sa vie, Peter a laissé des témoignages déroutants, voire inquiétants et très sombres par le biais d'[auto]enregistrements audios et vidéos, qui furent montés et compilés en un documentaire posthume INCONTOURNABLE et INDISPENSABLE intitulé Stepping Razor Red-X (tout papier officiel concernant l'artiste aurait été estampillé d'une croix rouge !). Reclus dans l'ombre de sa Star internationale d'ami d'enfance qu'était Marley, il reste un exemple et une source d'inspiration pour beaucoup d'artistes de générations plus jeunes, redoutable et bruyant opposant à toute forme d'oppressions et irrémé-diable (pour ces oppposants) amateur et défenseur de la consommation de la Ganja qui lui vallu plus d'un passage à tabac façon maréchaussée yardie en bonne et due forme...
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Alors que le Reggae Strictly Roots & Culture, celui que chacun de nous affectionne et vénère, se fait quasiment absent des charts jamaïcains depuis plusieurs années, c'est en Afrique et dans les Iles Vierges entre autre qu'un renouveau du Reggae Roots se fait le plus représentatif. C'est précisément pour l'Afrique que vous propose d'embarquer et plus précisément pour l'Afrique du Sud, pour aller à la rencontre de RAS DUMISANI. C'est à l'occasion de sa venue en France pour un concert le samedi 6 septembre 2008 au New Morning (Paris) venant présenter son nouvel album Resistance, que ROOTSBLOGREGGAE a pu s'entretenir avec cet artiste généreux, disponible et fort sympathique.Que soit infiniement remercier AlexO (http://www.myspace.com/vjalexo), cameraman/monteur de son état, et Bretren Ras Dumisani pour sa disponibilité... BIG UP & RESPECT...
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Photos : DonSelassi.
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Alexius "Ras" Dumisani, descendant dune famille royale, est né et a grandi à Durban, dans la province du KwaZulu-Natal (KZN) côte est de l'Afrique du Sud. Dès son plus jeune âge, il commence à chanter dans les chorales des églises locales. Il se découvre une véritable passion pour le chant et les percussions, et intègre peu à peu des groupes de jazz sud-africains.Plus forte encore est la passion que voue Ras Dumisani pour le football : il se destine à devenir footballeur et joue dans les équipes de championnat national. Une blessure à raison de sa carrière et Alexius choisir alors définitivement la voie de la musique, celle du Reggae. Il forme dans un premier temps Oneness, Love and Music puis avec certain membre de cette formation il fonde de Afrikhaya, groupe qui depuis 80's l'a suivi jusqu'à aujourd'hui. Les opportunités étant limitées à Durban, il rejoint la capitale Johanesburg. Dans une Afrique du Sud encore marquée par l'Apartheid, les producteurs locaux ne sont pas prêts pour le rythme et l'engagement politique de sa musique. Débute alors pour Ras Dumisani un long périple qui va le mené en Grande-Bretagne, puis en Jamaïque, au Pays-Bas, en Allemagne, au Portugal et enfin en France. Ainsi cest à Paris qu'en 1997 Ras trouve une maison de disque qui publie son premier album Zululand Reggae (certains titres étant sortis antérieurement sur le label sud-africain Gallo), sur lequel apparaissent Mikey Dread et Dennis Bovell, ce dernier devenant d'ores et déjà un intime de toutes les futures productions de Dumisani. Pour la petite histoire, débutant en Jamaïque sous le pseudonyme de Black Beard, Bovell est un des grands activistes du Reggae made in UK : fondateur d'une des premières formations Reggae en terre britannique Matumbi, Bovell en musicien/ingénieur du son/producteur de génie, est le complice du Dub poet Linton Kwesi Johnson depuis de longues années.Après une apparition remarquée au Midem édition 2002, Dumisani [accompagné d'Afrikhaya Band]sort son deuxième opus, Mister Music enregistré pour une part au Studio Scientist à Kingston, Jamaïque (oui oui ! celui du grand ingénieur du même nom , élève de King Tubby et auteur de grand moment dub dans l'histoire de notre musique préférée !!!) mixé par Dennis Bovell. En année 2005 parait son troisième album Call on me, enregistré entre Paris, Londres et Kingston, où Ras s'offre le mythique Studio Tuff Gong de Marley. Pour l'occasion il s'entoure de quelques vieilles connaissances jamaïcaines, les ingénieurs du son Mac Dermot, Rohan Dwyer, Carlos Allwood et Gary Sutherland, et sy fait accompagner par quelques-uns de ses amis : Leroy "Horsemouth" Wallace à la batterie, feu Johnny "Dizzy" Moore [décédé des suite d'une longue maladie le samedi 16 août 2008] à la trompette, Dean Frazer au saxophone, les percussions de Count Ossie Junior et des Mystics Revelations of Rastafari, de jeunes deejays comme Alpancho et de plus anciens comme Prince Jazzbo. L'enregistrement se poursuivant à Paris, au Studio Chauve Souris, avec Joe Etti, puis à Londres où il retrouve devinez qui ?... Denis Bovell et Mad Professor au Studio Ariwa. Resistance quatième opus, sort en juin 2008 sur Rue Stendhal. Enregistré une nouvelle fois entre Tuff Gong et Chauve Souris pour finir entre les mains de son acolyte de Dennis Bovell, Alexius livre de très bon titres tel le rageur Resistance (que vous pouvez écouter , le tendre Oh darling. Après un ska façon Skatalites plus que sautillant, Ras enchaine avec un Roots made in Africa vraiment terrible avec Shining, qui plus est décliné en dub ! Son Reggae anglophone teinté de Zulu propose ce même message qui est le sien depuis toujours : Inity, Amour et justice. Invitant des artistes Africains de tout poils, les Dj's Al Pancho et Ricky Chaplin et quelques jamaïcain évidemment, Ras Dumisani livre peut-être ici son album le plus abouti, prouvant que le Reggae d'Afrique est bel et bien présent, ne demandant qu'à être reconnu, diffusé et exposé... C'est chose faite.RESISTANCE Tracklist :01. Oh darling02. Gimme some music03. Padding04. Afrika05. Resistance06. Sweet lovers song07. Love me ska08. Shining09. I love her10. Dreams11. To be freeDISCOGRAPHIE Zululand Reggae - Sony Music 1997.Mister Music - BMG/Sony 2002 (repress 2006).Anthology - Blue Silver/Sankofa 2003 (reprsse 2008).Call on me - ADP PROD 2005 (repress 2008).Resistance - Rue Stendhal 2008. .
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