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RAS TAFARI Haïlé Sélassié

Denis Gérard

L'archange Minotaure 2006,

Coll. aux Abyssinies

160 p.

 Denis Gérard vit en Ethiopie où il a réuni une importante collection de photographies. En collaboration avec Richard Pankhurst, il publie en 1997 Ethiopia Photographed. - Historic Photographs of the Country and Its People Taken Between 1867 and 1935 aux éditions Kegan Paul International. Annoncé pour le mois d'octobre, c'est en ce début décembre que  paraît son dernier ouvrage Ras Tafari – Haïlé Sélassié : Visages du dernier empereur d’Ethiopie aux éditions L’Archange Minotaure, dans la collection Aux Abyssinies.

 

  Préfacé par Jean-Christophe Rufin à qui l'on doit l'extraordinaire roman L'Abyssin que je vous conseille de dévorer, et introduit par l’historien éthiopien Bahru Zawde, spécialiste de l'Ethiopie contemporaine, l'ouvrage regroupe plus de 260 photographies d'archives - en grande partie inédites , déroulant ainsi le fabuleux règne du jeune Tafari devenu Roi des rois d'Ethiopie. Ces clichés sont répartis et ordonés selon une logique thématique (faste, intimité, mythe...) et chronologique (naissance, couronnement, résistance contre l'Italie fasciste, création de l'Unité Africaine...) racontant ainsi le destin d'une des plus étonnantes figures du XXème siècle. devenue, de son vivant, une divinité pour les Rastas.

 

  Rappelons succintement que Lij Tafari Makonnen est né en 1892 à Harar. A l'âge de 24 ans il devient gouverneur de province sous le nom de Ras Tafari. En quelque 15 années, il va se hisser au sommet du pouvoir et se fait sacrer Empereur à Addis Abeba en 1930. On le dit descendant de la fabuleuse dynastie des Salomonides issue des amours légendaires du Roi Salomon et de la Reine de Saba. Sous le nom de Haïlé Sélassié (puissance de la Trinité), il règne sur un vaste empire indépendant. En 1936, trahi par les “nations civilisées” qui abandonnent l'Ethiopie à l'armée de Mussolini, il incarne à la tribune de la Société des Nations, la résistance contre les fascismes. La paix et son empire reconquis, il participe à la création de l'ONU, à celle de l'Organisation de l'Unité Africaine, au mouvement des pays non alignés. Personnalité politique internationale de tout premier plan, il échouera pourtant en partie à transformer un royaume devenu anachronique. Il est déposé en 1974 par une junte militaro-marxiste et meurt assassiné dans des circonstances obscures. Avec lui disparaît l'un des derniers et des plus vieux empires.

 

  Voici deux extraits du livre qui, nous le souhaitons vivement, ne manqueront pas de vous donner l'envie de feuilleter ce magnifique ouvrage :

 

“Cet homme est un pont. Toute sa vie et même après sa mort, il n'a pas cessé de réunir : l'Afrique et l'Europe, la monarchie et la république, le monde des dieux et celui des hommes, la tradition et la modernité, le passé le plus lointain et le futur le plus imprévisible. Haïlé Selassié fut le souverain d'un lieu, l'Ethiopie et d'une époque, qu'il a marquée, mais il est aussi un personnage universel et intemporel. On peut détourner pour lui le mot de souverain pontife, terme qui désigne un chef spirituel qui relie les humains et les lieux. Relier, religion, on est au coeur de ce qui constitue à la fois une activité humaine et la manifestation première du sacré.

Un pont entre l'Afrique et l'Europe, il faudrait mieux dire «l'Occident», Haïlé Selassié l'a d'abord été chez lui. Né dans l'Ethiopie de Ménélik, pays de haute tradition mais longtemps fermé aux influences étrangères, Haïlé Selassié sera celui qui ouvrira résolument son empire aux idées et aux objets du monde occidental. L'université, les langues, les sciences entreront en Éthiopie grâce à lui mais aussi les voitures, les avions, le cinéma. En soi, cette ouverture serait banale si, en retour, Haïlé Selassié n'avait pas équilibré l'échange en faisant entrer à son tour l'Éthiopie sur la scène mondiale. La guerre lui en donna la tragique occasion. Son discours à la SDN a été une véritable pour le monde entier. Ce pays lointain, inconnu, sauvage peut-être, prenait d'un coup et pour longtemps la voix, la silhouette, la force, de ce petit homme raffiné au beau visage antique.

Un pont entre la monarchie et la république. L'a-t-il voulu ou fut-ce un évolution inévitable ? Le fait est qu'Haïle Selassié a porté à l'extrême l'exercice du pouvoir monarchique et que, ce faisant, il a crée les conditions de la révolution qui l'a emporté. C'est une figure bien connue des politologues que celle du «tyran modernisateur», décrite par Leo Strauss.”

 

 

“Tafari est le nom que sa mère Yeshimabet lui a donné à sa naissance. Comme c'est souvent le cas en Ethiopie, ce nom a une signification : «Il sera craint». Haïlé Selassié (ou «Puissance de La Trinité») est son nom de baptême ; il ne sera utilisé publiquement qu'à partir du jour où il sera couronné empereur ou Roi des rois en 1930). Le ras Makonnen, son père, est un «moderniste», il confie l'éducation de son fils Tafari à Monseigneur Jarrosseau, l'évêque capucin de Harar. Ce dernier lui enseigne le français, qui deviendra sa langue de prédilection, les mathématiques, les sciences ; abba Samuel, un autre missionnaire capucin (de nationalité éthiopienne), s'occupera de son éducation traditionnelle : l'amharique, le gheze (la langue liturgique), l'histoire de l'Ethiopie, les usages. Tafari est studieux et apprend vite.

Lorsque son père meurt en 1906, il n'a pas encore 14 ans. Il quitte Harar pour Addis-Abeba où l'empereur Ménélik II le prendra sous son aile (il est son “petit cousin”). Il poursuit ses études à l'école Ménélik et assiste avec intérêt aux séances de la cour de justice royale (le tchi-loi). Lorsqu'il revient au palais, il partage ses repas avec d'autres jeunes princes ; avec lidj Yassou notamment, le petit-fils de l'empereur qui peut prétendre au trône. Yassou était un peu plus âgé que Tafari, préférant la chasse, les filles et la bonne chère aux études. Un complexe de supériorité vis-à-vis de Tafari, le frêle intellectuel, le rend provocateur. «Il le tapait sur la tête pour l'obliger à manger de la viande crue et à boire du tedj (l'hydromel local), il le traitait de minus. Tafari, ne répondait pas, restait sur sa réserve, attendait...» affirme aujourd'hui lidj Boyalew, le fils de l'un des compagnons des deux princes.” 

 

 

  Le livre de Denis Gérard regroupe des photographies  de collections personnelles et n’ayant encore jamais été éditées ce qui ajoute à la richesse et au caractère exceptionnel de cet ouvrage qui apporte  des repères et des notions clés sur la vie de l’Empereur. Il y adopte un ton neutre pour évoquer les différentes facettes d'un homme véritable figure mythique pour les Rastas, despote et autocrate rétrograde éclairé pour d'autre... 

 

RAS TAFARI Haïlé Sélassié

Denis Gérard

L'archange Minotaure 2006,

Coll. aux Abyssinies

160 p.

 
 

Small Axe & More Axe - Muzik Tree / I am the Gorgon

   En 1978, Ray Hufford édite à Londres le premier numéro de son fanzine Small Axe qui va devenir au fil des publications une référence incontournable pour toute une génération d'afficionados.

 

  C'est à la maison familiale, où on l'écoutait volontier Fats Domino ou Lloyd Price et beaucoup de musique de Nouvelle-Orléans, que Ray découvre la musique jamaïcaine au travers du petit écran : en ce soir de 1968,  à peine voit-il Desmond Dekker chanter 007, que le jeune londonien contracte une Reggaeite aigue ! A partir de ce moment, il va amasser les 7'' glanés dans les boutiques spécialisées. 

 

  Si en terre anglo-saxonne les publications consacrées au Reggae 70's, en plus d'être souvent  éphémères, se comptent sur les doigts d'une seule main à l'image de Pressure Drop du journaliste Penny Reel, Rebel Musice de Dave Hendley ou encore Ital Rockers de Dougie Thompson, c'est  en réaction à une presse muisicale passant sous silence la musique jamaïcaine en pleine age d'or, que Ray Hufford se lance dans la réalisation de son fanzine et sort le premier volet en septembre 1978. Jusqu'en octobre 1989, vont suivrent 27 numéros. Chose détermenante dans l'histoire de  Small Axe il va être distribué jusqu'en Finlande, par Tero Kaski propriétaire du label et magasin Black Star à Helsinki. Ce dernier en s'installant à Londres en 1981, propose à notre passionné son aide dans la conception graphique et la mise en page, problème  majeur de Ray dans la publication de son zine en vue du coût de la prestation à une époque où le scan est au rang du film d'anticipation. Leur collaboration débute pour le volume 13 avec Yellowman en couverture. Fourmillant d'infos, chaque numéro est parsemé d'interview que réalisait Ray en terre britanique, auprès d'artistes installés ou bien de passage.

  A la fin des 80's, deux années avant la fin de la première série de son fanzine, Ray et Tero publie en 1987 leur premier livre : More Axe, qui regroupe  approximativement les 5 premiers numéros de Small Axe. Suivront ,aux articles totalement inédits, More Axe 7 en 1989 puis More Axe 8 l'année suivante, dernier volet Tribute To The Fencebeater en collaboration avec un de ses très bons amis Colin Moore, disparu en 2009 des suites d'une crise cardiaque. 

  Après 10 longues années de sommeil, Small Axe refait surfface à la fin des 90's. Entre 1999 et 2000, Ray et Tero commettent de nouveau 5 numéros du Small Axe, le dernier publié quelques mois seulement avant le décès de Tero Kaski en 2001. Cette même année, en amateur invétéré de versions, Ray réalise un rêve de jeunesse : il crée son propre label, Small Axe People, consacré logiquement à cette spécificité de la musique jamaicaine.

  Collaborant avec Jim Dooley, Chuck Foster, John Williams, Carter Van Pelt, Beth Kingston ou encore David Katz , Ray créé à la fin des années 2000 sa série Small Axe Guide, chaque numéro se présentant comme un guide consacré ou à des producteurs ; ou à  des chanteurs, dejays ou groupes ;  à une période ou un style. Il poursuit également la collection More Axe.

  A la fin des 80's, deux années avant la fin de la première série de son fanzine, Ray et Tero publie en 1987 leur premier livre : More Axe, qui regroupe  approximativement les 5 premiers numéros de Small Axe. Suivront ,aux articles totalement inédits, More Axe 7 en 1989 puis More Axe 8 l'année suivante, dernier volet Tribute To The Fencebeater en collaboration avec un de ses très bons amis Colin Moore, disparu en 2009 des suites d'une crise cardiaque. 

  Après 10 longues années de sommeil, Small Axe refait surfface à la fin des 90's. Entre 1999 et 2000, Ray et Tero commettent de nouveau 5 numéros du Small Axe, le dernier publié quelques mois seulement avant le décès de Tero Kaski en 2001. Cette même année, en amateur invétéré de versions, Ray réalise un rêve de jeunesse : il crée son propre label, Small Axe People, consacré logiquement à cette spécificité de la musique jamaicaine.

  Collaborant avec Jim Dooley, Chuck Foster, John Williams, Carter Van Pelt, Beth Kingston ou encore David Katz , Ray créé à la fin des années 2000 sa série Small Axe Guide, chaque numéro se présentant comme un guide consacré ou à des producteurs ; ou à  des chanteurs, dejays ou groupes ;  à une période ou un style. Il poursuit également la collection More Axe.

Dans la série MORE AXE

MORE AXE 2 est un hommage à Colin Moore disparu en avril 2009. Ce passionné de musique yardie répondant au sobriquet de The Fencebeat, collabora au côté de Ray Hurford dès 1978 à l'élaboration de Small Axe, puis tout naturellement à la série More Axe. Cantonné aux chroniques de disques, il écrit ses premiers articles et interviews en 1982 et sera de tous les numéros du fanzine...

Au décès de Colin, Ray décide de consacrer un livre au travail de son ami. Faisant suite aux 3 premiers volets de la série debutée en 1987, MORE AXE 2 se compose d'entretiens menés par Moore et d'un article du Fencebeater dédié au Dancehall Style, de tous les genres, son préféré. Ainsi on rencontre Bob Andy (parmis les toutes premières entrevues de Colin qui fut publiée dans les Small Axe 16, 17 et 18), Willi Williams, Jah Shaka, Peter King, Lloyd Barnes fondateur du mythique studio/label wackies, Judah Eskender Tafari. Cerise sur le space cake, chaque article est accompagné d'une discographie sélective.

Un livre dégoulinant d'infos à dévorer!!! Dans la langue de Steel Pulse certes mais très accessible...

MORE AXE 2

Colin Moore & Ray Hurford

Tree Muzik / I am the Gorgon 2010

13 €

MORE AXE 3

Ray Hurford

Tree Muzik / I am the Gorgon 2012

13 €

Après les volets 1,7, 8 et 2 (dans l’ordre de parution !), est vient de paraître, en février 2012, MORE AXE 3, cinquième du nom ! MORE AXE 3, s’ouvre sur un long article (complété d’une discographie (LP / 7’’) sélective), écrit avec la collaboration de Ian McCan, consacré au très grand chanteur JUNIOR BYLES dont plus d’un titre est au Panthéon du Roots à l’image de Fade away ou Curly locks.  Autre personnage clef de l'histoire de la musique populaire de la Jamaïque, Justin Hinds revient  dans un entretien réalisé au début des années 90,  sur les débuts de sa carrière.

Tout aussi impressionnante fut aussi l’existence du groupe CULTURE et son leader emblématique JOSEPH HILL (1949-2006) que Ray rencontra en 1982 au moment où le trio originel se sépare et que Joe Hill enregistre avec son ancien groupe The Soul defenders Lion Rock (Sonic Sound), tandis que Kenneth Dayes et Albert Walker mettent en boîte pour Henry "Junjo" Lawes l'album Roots & Culture(Jah Guidance) en compagnie de Don Carlos.

Cette même année, Island Records décide de rompre son contrat avec IJAHMAN LEVI et de ne pas sortir son troisième album, Tell It To The Children, qui pointera le bout de sa pochette en 1983 sur le tout jeune label du chanteur Jahmani. Durant sa rencontre avec Hurford, Trevor "Ijahman Levi" Sutherland revient, parmi d’autre choses toutes aussi intéressantes, sur ce moment crucial de sa carrière. 

Après une courte entrevue avec PRINCE HAMMER, puis TREVOR HARTLEY, qui nous parle de la relation entre les artistes et les gros labels, le livre s’achève sur un article inédit consacré à AUGUSTUS PABLO, sujet qui aurait dû paraitre dans More Axe mais qui à l’époque fut mis de côté au profit d’une interview.

Ce nouvel opus est de la même veine que les précédents, plein d’infos et  une sélection discographique pour chaque artiste... Presque le son et l’image !

Passionné invétéré de Culture et de son fondateur emblématique Joseph Hill, Jim Dooley, déjà auteur de Small Axe Guide to Dub, compile ici un article consacré aux Soul Defenders (publié une première fois dans le regrété magazine The Beat en 2006) et 8 interviews parmi la pléthore d'entretiens qu'il a mené jusqu'à aujourd'hui.

Une source d'infos et d'anecdotes pour apprendre encore et toujours plus de notre musique préférée!!!

 

- Soul Defenders (Studio One)

- Lloyd Parks

- Leroy Sibbles

- Larry Marshall

- Karl Mullings

- Earl "Bagga" Walker

- Cedric Brooks

- Amberlique

- Glen Washington.

MORE AXE 9

Interviews from the culture reggae archives

Jim Dooley

Muzik Tree / I am a Gorgon 2013

13 €

DANCE HALL STYLE SPECIAL!!!

 

Ray Hurford consacre ce nouveau de la MORE AXE au Dancehall Style. 9 interviews passionnantes

 

Interviews featuring :

Sugar Minott, I Roy, Barrington Levy, Ranking Joe, Jah Life, Jah Screw, Michael Prophet, Edi Fitzroy, Mikey Dread.

MORE AXE 4 

Ray Hurford

Muzik Tree / I am a Gorgon 2014

13 €

Dans la série SMALL AXE GUIDE

SMALL AXE GUIDE TO ROCKSTEADY

Chuck Foster 

Muzik Tree / I am a Gorgon 2009

Bien avant de voir le riddim devenir le Roi des Sound System faisant du DEEJAY son vassal, la musique jamaïquaine qui ne s'est pas toujours nommée Reggae (!), connu évidemment différentes éres musicales bien distinctes et spécifiques. C'est à l'une de ses éres pré-Reggae, que fait référence l'ouvrage de Chuck Foster, THE SMALL AXE GUIDE TO ROCKSTEADY, publié par Ray Hufford. 

 

Née au début des 50's avec les premiers enregistrements de Mento, l'industrie discographique jamaïquaine, après de premiers efforts trop peu récompensés par le succès, explose littéralement avec l'avènement du Ska, Shuffle jamaïquain teinté de Mento, inspiré de Jazz, Rythm'n'Blues et autre Soul américaine. Quelques années plus tard, il laisse la place au ROCKSTEADY au tempo un peu plus lent. Jusqu'en 1968, ce style va déchaîner tout autant le public des Sound System que les acteurs de cette scène musicale pour enfin accoucher du Reggae.

Replaçant le Rocksteady dans son contexte, Chuck Foster pointe du doigt la plus part des acteurs de la période. Son approche de Chuck Foster se decline en cinq parties logiques : l'histoire du de la période musicale, ses producteurs, ses musiciens de studios, ses chanteurs, son influence sur les styles qui l'ont suivi et enfin une très belle et complète selection...

 

Très largement illustré de photo et cover,  THE SMALL AXE GUIDE TO ROCKSTEADY rend un belle hommage une période musicale yardie trop peu exposée au grand public. Et pourtant : en à peine deux ans, de l'usine de pressage locale WIRL & FEDERAL sont sortis 5500 7'', sans compter les pressages faits depuis l'Angleterre estimé par Roger Dalke à 200 ! Cette ére est celle des débuts pour beaucoup des Stars du Reggae, des luttes sans merci pour être LE des meilleurs Sound System ; de l'apparition dans les ghettos, de cette gangrenne responsable de temps de maux dans la socioété jamaicaine, qu'est la politique ; non seulement quasi père de notre musique préférée mais également influence prépodérente du mouvement Skinhead en 1968 à Londres.

 

Chuck Foster, ancien journaliste au magazine Beat, auteur de l'excellent Roots Rock Reggae : An oral history of Reggae music from Ska to Dancehall publié en 1999 chez Billboard Books, livre un ouvrage tout bonnement necéssaire.

SMALL AXE GUIDE TO REGGAE : 68-70

Ray Hurford

Muzik Tree / I am a Gorgon 2011

En 200 pages, Ray Hurford creuse au plus profond ces 2 première année de l'ère Reggae, celle du Early Reggae. Beaucoup des références présentées et décortiquées ici sont sortis sur des labels britanniques tel Trojan ou Pama. Il faut dire que la Grande-Bretagne, du fait de sa population immigrée originaire des Caraïbes, est le prolongement du  marché de l'industrie discographique jamaïquaine... Pensez donc : durant cette période de 2 ans, près de 4900 titres son sortis en Jamaïque ET sur le marché anglais!!! Le Early Reggae va rapidement trouver ses amateurs au sein de la communauté West Isndies mais également auprès du mouvement skinhead ce qui lui vaudra  le sobriquet de Skinhead Reggae.

 

THE SMALL AXE GUIDE TO REGGAE 1968-1970 explore ainsi  plus d'une centaine de profils de chanteurs, groupes, musiciens, deejays et producteurs qui ont marqué la période. A côté de noms incontournables comme Laurel Aitkens, Desmond Dekker ou bien Derrick Morgan, Ray Hurford s'attarde sur des artistes, moins connus, Denzel Denis, Ken Parker ou bien encore Bruce Ruffin mais tout aussi talentueux. THE SMALL AXE GUIDE TO REGGAE propose une plongée minutieuse au coeur d'une période cruciale, peut-être la plus importante, de l'histoire de notre musique préférée. Un temps où Reggae s'écrivait reggay... Le temps de l'avènement des Sound System, de la version, des toasters... Quand le Reggae était Prince!!!

13 €

 

  8 Bands

+ 2 DJ's

+ 3 Engineers

+ 1 Film

+ 14 Vocal Groups

+ 2 Labels

+ 7 musicians

+ 37 Producers

+ 51 Singers

__________________

= 140 artists for 200 pages in english!

SMALL AXE GUIDE TO REGGAE : 71-75

Ray Hurford

Muzik Tree / I am a Gorgon 2012

13 €

SMALL AXE GUIDE TO DUB

Jim Dooley

Muzik Tree / I am a Gorgon 2010

Ray Hufford vient ajouter un nouveau volet à sa serie SMALL AXE GUIDE consacrée au Dub écrit par le canadien Jim Dooley. Small Axe Guide To Dub répertorie et décortique 125 albums Dub.

 

Vous vous direz sans doute que ces 125 opus sont une goutte d'eau dans l'oceanique production jamaïcaine et vous aurez parfaitement raison ! Mais Dooley, il s'en défend dès son introduction, ne tente en aucun cas ici de lister et d'examiner tous les albums dub jamais sortis... Il lui aurait fallu largement plus que les 200 pages format A5 qui composent l'ouvrage ! Jim Dooley se fraye un chemin dans cette forêt dense plantée de galettes des plus obsures et de classiques intemporels en dévoilant ce qui se cache sous leur écorce cartonnée. Tel un dendrochronologue, notre auteur étudie, inspecte chaque sillon gravé à jamais dans la sève noire. Pour mieux saisir l'histoire et le développement spectaculaire de ce genre musical, souvent mal compris, Jim Dooley livre un travail de xylophage se creusant une galerie dans les méandres et interstices naturels de la musique jamaïcaine alors à son apogée, des 70's et du début des 80's pour suivre son évolution au travers d'essence plus jeune !

 

On pourrait débattre sur la sélection ici présentée par Dooley... De toutes les façons, il manquera toujours un album, il y en aura toujours un de trop ! Force est de reconnaitre la qualité et du travail de l'auteur qui nous donne des pistes, des indices pour susciter ainsi notre curiosité, notre enthousiasme...INDISPENSABLE !

SMALL AXE REGGAE ALBUM GUIDE TO DEEJAYS

Ray Hurford & Joakim Kalcidis

Muzik Tree / I am a Gorgon 2009

THE SMALL AXE REGGAE ALBUM GUIDE – DEEJAYS, faisant suite à un premier volet consacré aux chanteurs [The Small Axe Reggae Album Guide – Singers] édité en 1996, ressence 433 albums de DEEJAYS sortis entre 1971 et 2008. Chaque opus sélectionné, posséde son synopsis, sa chronique et certains, les plus chanceux, sont affublés de leur cover. Par ordre alphabétique, THE SMALL AXE REGGAE ALBUM GUIDE – DEEJAYS égrenne tout un pan de la musique jamaïcaine, cette culture née  à l'explosion des Sound System, dès la fin des 50's dans les quartiers les plus pauvres de Kingston. Le livre ne débute qu'en 1971 avec Dennis Alcapone et U Roy, pour la seule raison que le Toaster (Deejay en Jamaïque!) qu'il faut attendre le fin des 60's pour voir presser les premiers 7'' exclusivements toastés! De plus, cette sélection fait le choix de présenter uniquement des albums disponibles au moins en cds.

 

Pour n'oublier personne, le Guide liste une quantité impressionnante de Deejays, qui sans pour autant avoir sortis d'albums, ont pu ET ont du irrémédiablement influencer ce style, qui sans nul doute possible est une des composante de la culture Rap/Hip Hop. 

 

Évidemment, sélection oblige, parmi ces 433 choix, certains sont toujours contestables, principe même de l'exercice et ce qui fait tout le charme de l'ouvrage. Établi en collaboration avec Joakim Kalcidis, administrant le très bon site Reggaepedia, en tenant compte de l'avis et l'expertise de passionnés du monde entier, THE SMALL AXE REGGAE ALBUM GUIDE – DEEJAYS  est incontournable à tout passionné ou simple curieux afin de découvrir comment des chanteurs ont su dompter le micro pour céer plus qu'un style, un Art, qui va non seulement influencer toute la musique yardie à partir de la fin des 70's mais aussi établir les fondation de ce genre qu'est le Dancehall qui voit le jour au milieu des 80's...

 

  3 Bands

+ 36 DJ's

+ 2 Engineers

+ 9 Groups

+ 1 Musician

+ 1 Poet

+ 10 Producers

+ 48 Singers

__________________

= Full informations for 150 pages in english!

 

Ray Hurford s'attaque ici à la période dite ROCKERS, genre qui rythma les Dancehall yardies de 1975 au début des 80's. C'est le Reggae de Yabby You, de Culture, de Gregory Isaacs, de Augustus Pablo, de U Roy, de Trinity, de Jah Wosh, de Burning Spear et de tant d'autres ; celui sorti du guetto de Greenwich Farm, des studios Chanel One ou Wackies ; celui confectionné par Joe Gibbs, King Tubby ou bien encore ce trublion de Lee Perry ; celui qui verra venir la suprématie des Toaster et autre Dj...

Parmis les plus de 500 albums produits durant cet âge d'or, Ray Hurford établit en 150 pages, une séléction evidemment exhaustive chroniquée classée par artiste... Une source de références et d'informations INCONTOURNABLE...

SMALL AXE GUIDE TO ROCKERS part1

Ray Hurford

Muzik Tree / I am a Gorgon 2012

13 €

 

    100 producers

+ 400 albums

+ 100 photos

+ 200 graphics

__________________

= Full informations for 150 pages in english!

SMALL AXE GUIDE TO PRODUCERS

Ray Hurford

Muzik Tree / I am a Gorgon 2015

13 €

 

  100 band and vocal groups

+ 300 photos and grahics

__________________

= Full informations for 150 pages in english!

 

SMALL AXE GUIDE TO BANDS & VOCAL GROUPS

Ray Hurford

Muzik Tree / I am a Gorgon 2015

12 €

De 1997 au début des années 2000, de sa Californie, Steve Milne confectionna de bout en bout, avec passion et expertise, le magazine FULL WATTS. A raison de 3 numéros par an, Full Watts décriptait l'actu de notre musique préférée sur fond d'interviews, chroniques et articles fouillés.

 

Avec FULL WATTS Book #1, ce trublion de Ray Hurford de Muzik Tree, en collaboration avec Milne, a la très bonne idée de rééditer pour la première fois certaines de ces feuilles...

 

Interviews featuring :

Albert Griffiths, Ronnie Davis, Earl Zero, Linval Thompson, Barry Brown, Barrington Levy, Mikey Chung, Joseph Hill, The Congoes, Prince Malachi, Alpheus, Yami Bolo, Horsemouth, The Abbysinians, Jah Warrior, Ernie Smith, Ras Michael, Monty Alexander... la communauté chinoise et le Reggae et quelques chroniques d'albums légendaires.

FULL WATTS BOOK 1

Steve Milne

Muzik Tree / I am a Gorgon 2014

13 €

RYTHM WISE établit une liste des riddims les plus emblématiques de la période ska à 1989. Pour ce faire, Ray Hurford et Jean Scrivener ont épluché plus de 1000 LP, autant de 10" et 12".

Du légendaire Satta Massa Gana à Curley Locks, en passant par le Stalag 17 ou l'intemporel Rock Fort Rock, chaque riddim est décortiqué comme seul sait le faire Ray, et décliné par artiste format et style.

 

Un travail méticuleux augmenté d'une base Producteurs et Artistes tout aussi indispensable... Un des Canons de la littérature reggae assurément! 

RYTHM WISE part 1 & 2

Ray Hurford Jean Scriveser

Muzik Tree / I am a Gorgon 2015

14 €

Le Nègre au chapeau est l’histoire exceptionnelle de Marcus Mosiah Garvey, l’un des personnages les plus fascinants du XXème siècle. Né en 1887 en Jamaïque, Marcus Garvey fonde en 1914 l’Association universelle pour  le  progrès  des  Nègres (Universal Negro  Improvement  Association, UNIA) qui, quelques  années plus tard, représente le premier mouvement de masse international militant pour les Noirs.

 

L’ascension fulgurante et mondiale d’un leader noir.

Activiste infatigable se consacrant à l’émancipation de son peuple, Garvey prône le retour en Afrique des Noirs de la diaspora avec le mouvement « Back to Africa ». En parallèle, il multiplie les initiatives pour l’indépendance économique des Noirs à l’image de la Black Star Line, une compagnie maritime censée servir au projet de rapatriement en Afrique. Il connaît alors une ascension fulgurante et devient, dans les années 1920 et 1930, un leader noir mondialement connu, perçu comme un prophète par ses admirateurs qui le surnomment le Moïse noir. Son dis-cours éthiopianiste est un des piliers fondateurs de la pensée Rastafari, ce mouvement religieux et contestataire, popularisé par Bob Marley et le Reggae, si indissociables de la Jamaïque. Marcus Garvey meurt seul à Londres, le 10 juin 1940, ostracisé tandis que son mouvement se délite.

 

Un récit haletant et sans concessions  sur un homme au destin ambivalent.

C’est  ce destin tragique que relate Le Nègre au chapeau. Loin de l’hagiographie, cette biographie s’attache à révéler la complexité et les paradoxes de la personnalité de ce leader charismatique en qui, ses détracteurs, voyaient un démagogue voire un charlatan. 

Qui était réellement Marcus Garvey? Un visionnaire? Un imposteur?

En nous entraînant dans ses pérégrinations, de la Jamaïque en Europe, de l’Amérique Centrale aux États-Unis, Colin Grant met en exergue la puissance du leader politique mais également les failles de l’homme. Richement documenté, Le Nègre au chapeau, est une immersion inédite dans l’histoire intellectuelle des Afro-descendants au début du siècle dernier. Une rencontre intense et passionnante avec l’une des figures les plus emblématiques de l’histoire des Noirs et de l’histoire universelle.

 

Un livre traduit par Hélène Lee.

19.90 €

 

La Jamaïque c'est le Reggae... de belles plages au sable fin...

 

La Jamaïque c'est 1600 meurtres par an, 200 gangs en activité et le troisième pays le plus dangereux au monde!

 

Autant annoncer la couleur sur le champ (de bataille!) : port du gilet pare-balles et casque obligatoire! Les balles (et les mots!) fusent dans tous les coins. De sa plume à conon scié, l'auteur pulvérise les stéréotypes pour nous dépeindre une réalité urbaine yardie véritablement HALLUCINANTE. 

Au coin des rues, la mort joue au ballon avec les 'ghetteurs' haut comme 3 ackies qui donneraient leur vie pour une tête brûlée qui règne sur un domaine de quelques rues, royaume à protéger vaille que vaille face à des rivaux du même calibre, jusqu'à se faire dessouder, au mieux extradé! 

Une guerre sans pitié aucune, orchestrée et alimentée en armes (et en déclarations) depuis qu'elle a débutée dans les 60's, par les 2 partis politiques, frères ennemis historiques. 

Ajoutez au cocktail molotov, une police sans moyen, corrompue parfois, souvent dépressive, et vous obtenez un quotidien d'une violence innouie vécue par une population urbaine qui survit la peur au ventre, la résignation comme solution salvatrice ; qui revient à la vie au son de la musique locale...

Thibault EHRENGARDT a passé cinq semaines en immersion dans l'île, à suivre les patrouilles de police dans les ghettos les plus chauds du moment et à rencontrer les Dons, ou chefs de gangs, de Kingston ou Spanish Town pour dresser l'état des lieux d'une criminalité hors normes ! 

LES GANGS DE JAMAIQUE, état des lieux 2012

Thibault Ehrengardt

Editions Natty Dread.

118p

+ PORTFOLIO COULEUR

16.50 €

 

BOB MARLEY AND THE WAILERS

1973-1976

Lee Jaffe et Jérémie Kroubo Dagnini

Camion Blanc 2013

Durant 3 ans, Lee Jaffe partage la vie du clan Marley. Rencontré en 1972, cet artiste peintre façon beat generation débarque en Jamaïque rejoindre Bob Marley pour deux semaines de vacances, il y va s'y installer pour une petite poignée d'années. Excellant dans la pratique de l'harmonica, il va intégrer les Wailers, enregistrer mais surtout tourner, voire organiser des dates de concerts aux USA du groupe légendaire. L'harmonica sur le fameux Natty dread de 1974 sur Island, c'est lui... le "wailer blanc" comme il fut rapidement surnommé!

 

Aussi très proche de Peter Tosh, aprés la production véritablement rocambolesque du premier album de ce dernier le subversif, le provocant, le magnifique Legalise it, c'est  avec l'arrivée de Don Talor dans le giron de Marley que va s'achever son aventure yardie.

 

Au travers d'un long entretien mené par Jérémie Kroubo Dagnini (1), Jaffe raconte, au travers de son expérience, ces 3 années "sans détour ni langue de bois".

 

Entre anecdotes et récits des premières tournées aus USA, les 2 auteurs nous entrainent dans l'intimité de Bob Marley en croisant parmi d'autres Chris Blackwell, Aston "Familyman" Barrett, Lee Perry, Jacob Miller ou bien encore Keith Richard.

L'harmoniciste revient également sur le procès qui opposa Familyman à Rita Marley et dévoile les tenants et aboutissants de la production de l'album de Tosh Legalize It, dont il est aussi le responsable de la pochette. Une histoire incroyable sur fond de trafic international d'herbe, digne des meilleurs films hollywoodien.  

 

Le reste est à découvrir dans ce livre passionnant des plus conseillés, d'autant plus qu'il se concentre sur la période post Wailers originel, moment capital dans la carrière de l'icône du Reggae. On assiste à l'élaboration et création du premier album de Bob sans Bunny ni Peter, l'intemporel Natty Dread et la naissance du noyau dur de Bob Marley and The Wailers, celle-là même qui va conquérir la planète quelques années plus tard.

 

(1) Jérémie Kroubo Gagnini est l'auteur de : Les Origines du reggae : retour aux sources (2008, 2013) et de Vibrations Jamaïcaines - l'histoire des musiques populaires jamaïcaines au XXe siècle (2011). Il a également traduit Lee 'Scratch' Perry : People funny boy de David Katz(2013, LIRE LA CHRONIQUE) et tout récemment, en mars 2014, collaboré à la publication en français de  Rasta & Résistance: De Marcus Garvey à Walter Rodney d'Horace Campbell.

 

Ce recueil contient une vingtaine de carte (de la Jamaïque!) établies entre 1528 et 1805. Des documents rares qui nous illuminent par leur beauté et leur sauvage naïveté tout en nous touchant par leur ancienneté. Ils livrent aussi de précieux renseignements sur leur époque. La position de l'île dans les atlas révèle celle qu'elle occupe sur l'échiquier économique du Nouveau Monde. Les établissement, les plantations ou même les routes, sont autant de symboles muets qui nous éclairent sur le développement d'une nation. L'histoire des cartes n'est pas uniquement celle d'un pays, c'est aussi celle de la cartographie, de géographes à la pointe de laeur temps, qui se croisent, se copient, s'inspirent lies uns les autres.

JAMAICA INSULA - histoire des premières cartes

Thibault Ehrengardt

Editions Natty Dread 2010.

20,9 x 29,5, 44p

24.90 €

 

Onze portraits - tous jamaïcains, qui esquissent celui d'une île tropicales aux humeurs bouillonnantes où les aveugles ont des pistolet et les religieux, des allures de scélérats. Les Johnny trop méchant écrivent des tubes là où les traitres à la nation deviennent conseillers du Premier Ministre. Des destins lumineux - Bob Marley ; ou ténébreux - Hutchinson, le tueur en série. Henry Morgan, lèpre sanguinaire qui s'abat sur les Indes occidentales avec ses hordes de flibustiers ou l'apocalyptique Yabby You, fils du grand "Je" sous l'auspice duquel il mène une vie de droiture arrachée à l'indigence, la maladie et la concupiscence. Cet ouvrage prend le parti d'un verbe libre et exutoir, mis au service de l'émotion. Des vies illustres qui se lisent comme autant de romans et qui dressent le portrait historique, musical et politique de notre île préférée!

LES HOMMES ILLUSTRES DE LA JAMAIQUE Vol1

Thibault Ehrengardt

Editions Natty Dread.

208p.

19.80 €

 

LEE 'SCRATCH' PERRY

PEOPLE FUNNY BOY

David Katz

Traduction Jérémie Kroubo Dagnini *

Camion Blanc 2012

990 p.

*Jérémie Kroubo Gagnini a tout récemment collaboré à la publication en français de Rasta & Résistance : De Marcus Garvey à Walter Rodney d'Horace Campbell (mars 2014). Il est l'auteur de Les Origines du reggae : retour aux sources (2008, 2013) et de Vibrations Jamaïcaines - l'histoire des musiques populaires jamaïcaines au XXe siècle (2011). 

Avec Lee Jaffe, il a publié en 2013, Bob Marley and the Wailers 1973-1976 (chronique plus haut)

Paru en 2006 en anglais, l'ouvrage de David Katz est devenu rapidement une référence pour tout passionné de musique jamaïcaine.

Plus qu'une simple biographie de Lee Perry (né Rainford Hugh Perry en 1936), c'est une partie de l'histoire de la musique jamaïcaine 'moderne' qui défile au fil des pages.

C'est simple : la carrière de Lee Perry suis et participe à l'évolution musicale yardie, et a la part belle quant à certaines de ses orientations. Tour à tour danseur, joueur de dominos, chanteur, musicien, animateur de sound system, producteur, ingénieur, bricoleur mais surtout expérimentateur, Perry collaborre avec Coxsone, Prince Buster, Clancy Eccles, King Tubby... Entre 69 et 71 il est le producteur des Wailers avec qui il écrit sans doute les plus belles pages du trio originel. Il crée son propre studio au milieu des années 70, le Black Ark véritable laboratoire musical. D'une personnalité originale, extravagante et complexe, notre autodidacte qui se surnomme lui même The Upsetter (l'emmerdeur), va créer un son reconnaissable entre tous et être une figure emblématique dans le développement du Dub : en 1973, il produit l’album Blackboard Jungle Dub,  considéré comme l’un des premiers du genre.

D'une minutie incroyable, d'une précision déconcertante, People funny boy est une histoire du Reggae au coeur même de ses acteurs, où l'on suit, parmi mille choses, mesure après mesure, les techniques d'enregistrement d'une complexité effroyable que le Salvador Dali du reggae, comme le surnomme Lloyd Braddley dans son livre Bass Culture, maitrise à la prefection.

Un ouvrage essentiel qui va vous faire ressortir les galettes signées Perry, et comprendre l'univers atypique d'un génie... Attachez vos ceintures vous allez en avoir pour vos 990 pages!

 

De Ori/Aram (4530 av.J.C.) à nos jours, Les Rois et Reines d’Ethiopie égrène avec précision l'arbre généalogique de toute la royauté éthiopienne. Gad Anbessa consacre une belle partie de l'ouvrage à la lignée de Son HIM Haïle Sélassié

Complété d'un lexique de Fabrice Eliezer], c'est un travail minutieux que ce glossaire et répertoire historique propose. A toujours avoir à porté de main!

Si vous vous demandez quand Garsemot Kandake VI fut souverain de l'Abyssinie, et bien là vous le saurez!

LES ROIS ET LES REINES D'ETHIOPIE

Gad Anbessa

Traduction Jérémie Kroubo Dagnini *

Editions  Joffrain-Garin 2015

102 p.

13 €

 

RASTAFARI - De la révélation à la révolution

Jakes Homiak et Boris Lutanie

Editions  Joffrain-Garin 2012

203 p.

Coécrits par l’anthropologue Jakes Homiak et Boris Lutanie, les chapitres de ce livre nous proposent de dépasser les clichés habituellement véhiculés sur la culture Rasta. Rastafari,  de  la  révélation  à  la  révolution s’ouvre  sur  la période de gestation du mouvement Rasta et sur le destin improbable d’une bible noire : The Holy Piby. Vision du monde, mode de vie, spiritualité libre, Rastafari s’enracine dans une histoire riche et complexe qui se révèle le plus souvent mésestimée. 

 

Jakes  Homiak est anthropologue.Il a  commencé ses recherches sur le mouvement Rasta en Jamaïque en 1980. Depuis lors, il n’a cessé de travailler au sein des communautés Rastafari en Afrique du Sud, en Éthiopie, au Panama, aux ÉtatsUnis  ainsi que dans les Caraïbes de  l’Est.  Jakes Homiak a organisé l’exposition Discovering  Rastafari ! inaugurée  le 2 novembre 2007 au Muséum d'Histoire Naturelle de Washington, DC. Pendant quatre ans, cette exposition a reçu quelques sept millions de visiteurs.

 

Boris Lutanie est professeur de lettres-histoire. Depuis 1999, il collabore à la presse musicale(Watch  Dis, Radikal,  Ragga, ReggaeVibes magazine) avec de  nombreux articles consacrés à l’histoire et à la culture du mouvement Rastafari. Il est par ailleurs l’auteur de deux livres sur le sujet : Introduction au Mouvement Rastafari (1999) et Jah Rastafari. Abécédaire du mouvement Rasta(2002).

19.95 €

 

RAS TAFARI ET LES 12 TRIBUS D’ISRAEL

Third Eyes Manifestation 2011.

Français

40 p N/B.

 

11 €

RAS TAFARI ET LES 12 TRIBUS D’ISRAEL  explore l’organisation des TWELVE TRIBES OF ISRAEL fondée en 1968 par Vernon ‘Prophet Gad’ Garrington au cœur de Kingston, dans le ghetto de Trenchtown. Entre reasonnings, discours de Son HIM Haile Selassie I et articles traduits par Bro Karl Philpotts Naphtali, membre des  Twelve Tribes of Israel, on découvre une  mouvance  occupant une place singulière au sein de la communauté Rastafari. Structurée et hiérarchisée, elle se distingue significativement des autres appartenances Rastafari en raison de son orientation résolument chrétienne. Haile Selassie est,  selon Gad, une icône christique, le défunissant comme « le Christ dans sa dimension royale », sans être le Christ lui-même. « Sa Majesté ne sera pas le dernier roi car il n’est plus là aujourd’hui, d’autres rois viendront » déclare-t-il dans un entretien  très intéressant diffusé en 1978 sur la radio yardie IrieFM en 1978 retranscrit dans le présent ouvrage. 

Christianisme Rasta ou Rastafari chrétien, il est difficile de le définir. La Bible, lue et étudiée a chapter a day, est le seul et unique pilier de la doctrine élaborée par Gadman ouverte à tous, quelle que soit son origine raciale et sociale. Rappelons ici que l’organisation s’est nantie au fil du temps de nombreuses antennes internationales, comptant  des milliers de membres et sympathisants  de par le monde (outre la Jamaïque, les USA et le Royaume Uni, elle est représentée en Australie, Suisse, Trinidad et Tobago, Allemagne…). Dans cette perspective, l'égalité entre les sexes est de rigueur. Le port des dreadlocks, l'alimentation Ital, la consommation de ganja ne sont érigés en dogme. Ce sont des options facultatives auxquelles chacun est libre de souscrire. Pour Vernon Carrington Rastafari "is not a hair doctrine" et lui-même ne portait pas de locks.

Bien évidemment l’organisation entretien des liens étroits avec la musique. Possèdant son propre Sound System, Jahlovemusic (auquel collabore un certain Brigadier Jerry), qu’il n’est pas rare de voir à l’affiche de soirées, meetings et rencontres chapotés et estampillés 12 Tribes, comme le montre quantité de flyers et cartons d’invitation reproduits ici, elle s’essaye à la production dès les 70’s avec son label Orthodox sur lequel apparaissent des artistes membres de renom comme Israel Vibration, Judith Mowatt, Dan Hudson, Louis Griffith ou bien encore Ewan Naphtali. 

Ce petit livre à livre à trimbaler partout aide à saisir les tenants et les aboutissants de l'édifice théologique des Douze Tribus, ce qui de premier abord n'est pas une mince affaire : références bibliques omniprésentes, ésotérisme chrétien, numérologie et astrologie. A ce propos il n’est pas question ici d’horoscope ni de thème astral : l'astrologie zodiacale est jugée "babylonienne". Aux 12 signes du zodiaque sumérien, Prophète Gad leur substitue les noms des douze fils de Jacob (Ruben, Siméon, Lévi...), chacun représentant une tribu. Chaque appartenance tribale est définie par le mois de naissance. Là encore, Dr Carrington opte pour un ancien calendrier égyptien commençant par le mois d'avril. En fonction de votre mois de naissance, vous représentez une tribu, impliquant diverses déterminations : couleur symbolique, partie du corps, fonction tribale et un apôtre. Ce réseau d'associations et de correspondances, ce système d'analogies lui serait apparu au cours d'une "vision ».

Ce livret de 40 pages, de belle facture et très largement illustré, propose un ensemble homogène de textes éducatifs qui pour certains, à l’image de l’interview de Vernon Carrington, ont valeur de document historique.  Un premier effort d’une petite maison d’édition à soutenir. Une lecture plus que conseillée pour en savoir plus ou tout bonnement découvrir cette organisation emblématique, ses principes, sa doctrine et sa Livity.

-Témoignage et compréhension 

-Signification du couronnement de sa majesté Impériale, l’Empereur Haile Selassie I.

-Reasoning

-Calendrier

-Docteur Vernon Carrington

-Prophète Gad

-Inner view with Gadman

-Ras Semblement

-Twelve Tribes Musik

-Au sujet de Zere Yacob

-Word Sound

 

RAS TAFARI ET LES 12 TRIBUS D’ISRAEL

Third Eyes Manifestation 2011.

Français

40 p N/B.

 

 

>>> VOIR AUSSI NOTRE ARTICLE

 

LE DEVELOPPEMENT DE L'ETHIOPIE

1941-1964 / TOME 1

 

Edition Jahnhoy 2011 

224 pages illustrées/NB

14,5 x 12,5 cm (format CD)

 

 

Edité pour la première fois à Addis Abeba en 1964, cet opuscule est de nouveau disponible grace aux Editions Jahnhoy qui le propose dans une version trilingue, français, amharique et anglais. Illustré de nombreuses, très nombreuses, photos, ce premier volet compile une mine d'informations concernant l'Ethiopie et son fonctionnement politique, et relate les actions entreprises par l'Empereur Haile Selassie I et les différents ministères du gouvernement Impérial en terme de santé publique, d'agriculture, dénergie... Conçu par Hamere Selassie Bete Mariam avec le concours des départements de publications et d'audiovisuel du ministère de l'Information, cet ouvrage était depuis le soulement de 1974 de Mengistu, quasiment introuvable dans sa langue originelle, limite interdit durant une longue période!!!

 

UNE PREMIERE EDITION EN FRANCAIS POUR CE DOCUMENT HISTORIQUE EXCEPTIONNEL... 

 

9 €

 

BABYLON ON A THIN WIRE

Adrian Boot et Mickael Thomas

Edition Allia Coll. Instant karma

Mai 2012

10x17 - 96p.

6.20 €

BABYLON ON A THIN WIRE

Adrian Boot et Mickael Thomas

Edition Patate Records

Juin 2012

Texte anglais-français

Photos n/b et couleurs

23x29 - 150p.

30 €

Des flingues, de l'herbe, des gangsters, la CIA, des intrigues politiques, des morts, des Rastas mystiques, le tout sous les tropiques de Jamaïque et fond de Reggae...of course ! Le dernier Tarantino ou l’ultime pulp-fiction caracolant en tête des ventes des ‘hypers’ de la grande destruction (!) culturelle vous direz-vous.  Et bien non ! Ce cocktail explosif est celui que propose Mickael Thomas et Adrian Boot dans ce trop court essais qui nous mènent sur les terres yardies des 70’s où l'ennui et, surtout, la peur dominent. Les armes sont arrivées dans le ghetto avec le droit de vote et n’en sont jamais sorties ! Une simple partie de domino se finit en bain de sang.  Un politicien vient se recueillir sur la dépouille d’un chef de gang à sa solde tombé sous les balles d’un homme de main du parti adverse.  Quand la réalité fait passer la fiction pour un jeu de fillette ! Une réalité à laquelle même le grand Bob Marley n'échappe pas, lui qui aurait pu se faire déssouder un soir de décembre 1976. Et quand on lui demande comment un Rasta issu des bidonvilles ose s'afficher au volant d'une BMW, il ne se démonte pas : "BMW, c'est une caisse conçue pour moi, c'est l'abréviation de Bob Marley and the Wailers." Uppercut ! 

 Les Jamaïcains découvrent dans le Mouvement Rasta une échappatoire dans une société schizophrène, l'île connaissant un fort taux de chômage. Dread locks et kilos de ganja ne représentent que les pendants de l'angoisse sourde qui envahit de part en part la Jamaïque qui détient depuis le début des 70’s l’un des plus forts taux de mort par arme à feu. Les rastas ont coutume de dire Babylon on a thin wire, tant le pays est au bord de l'implosion permanente. Dans le même temps, c'est là que s'enracinent le Ska, le Reggae et les sound systems. On apprend beaucoup sur la musique, sur l'industrie du disque, sur les conflits post-coloniaux et jusqu'aux expressions locales, des plus savoureuses.

De sa plume aiguisée comme un ratchet, Thomas déchire le voile de l’hypocrisie et du mensonge pour ciseler une réalité qui pour le coup dépasse littéralement toutes les idées reçues. Un texte  dont on sort pas indemne, sonné par the pressure ambiante et inexorable ! HALLUCINANT…

 

 

 

LE TEXTE ET LES AUTEURS :

Cet ouvrage, composé du texte de MIckael Thomas et de photos d'Adrian Boot, a été édité pour la première fois en 1976, après une parution sommaire dans Rollings Stone. Succésssivement en 1982 et 2010, le texte est remanié pour une nouvelle version sous le tite Jah revenge - Babylon revisited. C'est cette dernière mouture qu'Allia réédite.

C'est l'intégralité du corpus photographique accompagné du texte que PATATE RECORDS publie en juin 2012 dans un superbe ouvrage sous le titre bABYLON ON A THIN WIRE - once upon a time in jamaica  à se procurer ABSOLUMENT!!!

Journaliste, scénariste (il est co-scénariste avec  Dickie Jobson du film culte Countryman)auteur, Michael Thomas a écrit dans différentes publications dont Life et The New York Times. Quand en 1976  il écrit le texte servant de base de cet ouvrage, il est correspondant pour Rolling Stone aux Caraïbes. Son acolyte, Adrian Boot, lui est à l'époque professeur de physique

en Jamaïque. Photographe passionné, il écrit pour Melody Maker, The Times, The Guardian ou encore The Face. en collaboration avec  Chris Salewicz, Adrian Boot a publié 2 ouvrages majeurs : Bob Marley : Légende Rasta et Reggae Explosion : Histoire des musiques de Jamaïque, respectivement en 1995 et 2001 pour les éditions françaises.

 

OBJECTIF SOUND

fromm Jamaica to The UK

 

Perrine Goyau

 

Afromundi, Coll. Stéréoscopique, 2015

205p, 23x32, broché

Livre bilingue français/english

+ CD

29.90 €

Entre portraits et témoignages, OBJECTIF SOUND nous emmène à la rencontre des magiciens du son de la scène reggae dub sound system britannique, qui nous racontent, dans l’intimité, leurs débuts et leurs influences.

 

Balanced with portraits and testimonies, OBJECTIF SOUND takes us to meet these english magicians of the Reggae Dub Sound system UK scene, who tell us in private, their beginnings and their influences.

 

Featuring 

 

Aba Shant I

Bush Chemist

Channel One

Chazbo

Dubkasm

Gussie P

Idren Natural

Jah Voice

Jah Youth

Kibir La Amlak

King Earthquake

Mad Professor

Nick Manasseh

Noel Zebulon

Ras Terry Gad

Roots Hitek

Russ Disciples

Tena Stelin

Twinkle Brothers

Vibronics

Young Warrior

Zion train

 

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