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Le premier Rasta - le film - de Hélène Lee.

09/11/2011

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Bien loin des clichés conventionnels et des stéréotypes, entre images d'archives et rencontres avec ceux qui l'ont côtoyés et croisés, Hélène Lee  réalise un film fort, passionnant et émouvant sur la vie et la personnalité extraordinaire du PREMIER RASTA, Leonard Percival Howell, figure emblématique trop longtemps occultée dont le discours révolutionnaire, politique et social résonne avec les mouvements altermondialistes d'aujourd'hui.

 

Au début du siècle dernier, le tout jeune Leonard Percival Howell (1898-1981) quitte la Jamaïque, se fait marin et parcourt le monde. Sur sa route, il croise toutes les idées qui agitent l'époque. Du bolchévisme à la new thought, de Gandhi à l'anarchisme, du garveyisme à la psychanalyse, il s'agit de trouver sa Terre Promise. C'est avec le cocktail de ces idées que Howell revient en Jamaïque pour fonder en 1939 la première Commune rasta, le Pinnacle. De là va s'élaborer le mode de vie et de pensée qui nourrira la culture du reggae que Bob Marley répandra à travers le monde. Trente ans après la mort du chanteur, il était grand temps de rendre hommage à Leonard Percival Howell, le premier Rasta.

 

L’histoire du mouvement rasta est très mal connue. Né aux alentours de 1930, en pleine période coloniale, il a été systématiquement marginalisé et persécuté. Tout a été fait notamment pour effacer le souvenir de son fondateur, Leonard Percival Howell. Pourtant, c’est à lui que Bob Marley doit son message. Hélène Lee travaille depuis près de 30 ans à exhumer cette histoire extraordinaire tout d'abord dans un livre éponyme (Flammarion, 1999). Jeté sur les routes du monde par les exodes massifs du début du XXème siècle, Howell a fait plusieurs fois le tour de la Terre et assisté à la formation du nouvel ordre mondial. Personnage flamboyant, énigmatique, il a cristallisé les aspirations de millions d’êtres humains que ce nouvel ordre dépossédait de leurs terres, de leur langues et de leur identité. Son attitude irréductible a fait de lui la bête noire de la Jamaïque des Indépendances, qui l’a emprisonné, spolié de ses biens, tourné en ridicule, jusqu’à effacer son nom de l’histoire. Mais il a vécu assez longtemps pour voir le reggae, la nouvelle musique jamaïcaine, diffuser son message sur les cinq continents. Mais le reggae est tombé, à son tour, dans les mains du système, et tout a été fait pour donner des Rastas une image dérisoire. Le cliché du Rasta hirsute, perdu dans la fumée de ses joints, a réussi à occulter la dimension politique.

Pensez donc : en pleine époque coloniale, un 'Nègre' qui défie les puissances impériales et se bâtit un monde à part, indépendant du contrôle policier et du système de l’argent ! Une culture populaire, qui insuffle un contenu marxiste dans le concept biblique de Babylone ! Un mouvement bâti, non pas sur un dogme, mais sur un mode de vie respectueux des individus! Face à l’étonnante longévité du message et à sa diffusion dans toutes les strates de la société, cette dimension révolutionnaire commence à refaire surface. Mais comment faire un film sur un homme dont il n’existe qu’une petite poignée de photos, dont les écrits ont été systématiquement détruits, dont le souvenir même a été banni, au point que les jeunes Rastas ignorent jusqu’à son nom ? C’est le défi que relève ce documentaire. En recréant la toile de fond de l’époque à partir d’archives cinématographiques, de rapports de police et d’articles de journaux, il nous emmène dans le sillage du baroudeur et nous permet de suivre la formation de sa pensée.

 

À partir de 1932, date de son retour au pays et des premières manifestations de son mouvement le film laisse la parole aux témoins directs. Pour la première fois, il fait parler ces survivants centenaires qui nous décrivent un mouvement rastafari bien différent des clichés. Leurs interviews scintillants d’humour et d'une implacable vérité dessinent, non seulement la silhouette d’un leader formidable, mais le combat quotidien d’une poignée d’hommes et de femmes qui se dressent, sans peur, face à un système mondial tout-puissant. Un exemple de courage moral inouï à une époque où les Noirs, en Amérique et en Afrique, étaient encore des sous-hommes, soumis aux travaux forcés et à la discrimination raciale. Ils ont payé le prix de cette audace par des persécutions incessantes et une constante désinformation visant à les faire passer pour des fous - mais ils ont gagné. Le reggae est partout, et des millions de jeunes se reconnaissent dans son message. La sortie du documentaire marque la fin du silence et la réintégration des Rastafari dans le grand mouvement altermondialiste dont ils sont les précurseurs.

 

Le DVD :

Sur une bande-son signée Bunny Lee, Max Romeo, The Abyssinians, les Batteurs de Count Ossie, Groundation, 100 Grammes de Têtes et Tu Shung Peng, repartez pour Kingston et pénétrez dans les arrières cours du ghetto, là où tout a commencé! Retournez fouler le sol du Pinnacle, à la rencontre de Miss Audrey White-Lewis, de Blade Howell un fils de Leonard ou bien encore Filmore Alvaranga membre de la mission Back to Africa de 1961.

+ BONUS : scènes coupées et une interview de Hélène Lee

+ LIVRET : chronologie et portraits

 

LE PREMIER RASTA

Réalisatrice : Hélène Lee

Chef opérateur et co-réalisateur : Christophe Farnarier

Monteuse : Nini Ranaivoarivony

Son : Fred Gremeaux et Jean-Christophe Caron Archives: Catherine Jivora Producteur délégué : Alexandre Perrier Producteur associé: Percy Yip Tong (Ile Maurice)

Production : Kidam en association avec Cyper Produktion et RFO.

 

 

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At the beginning of the last century, the young Leonard Percival Howell (1898 -1981) left Jamaica, became a sailor and travelled the world. On his way, he chanced upon all the ideas that stirred his time. From Bolshevism to New Thought, from Gandhi to anarchism, from Garveyism to psychoanalysis, he sought to find his promised land. With this cocktail of ideas Leonard Howell returned to Jamaica and founded Pinnacle, the first Rasta community in 1939. Thereafter, a way of living and thinking was developedwhich nourished the reggae culture that Bob Marley would spread worldwide. Thirty years after the singer’s death, it is high time to pay tribute to Leonard Percival Howell, The First Rasta, whose revolutionary, political and social discourse resonates with the altermondialist movement of today.

 

The history of the Rasta movement is little known. Born around the 1930’s at the height of the Colonial Period, it was systematically marginalized and persecuted. Everything was done particularly to erase the memory of its founder, Leonard Percival Howell, known as the “Gong”. Yet, it is to him that Bob Marley owes his message. Hélène Lee has been working for the past thirty years to resurrect this story. In 1999, she published a biography by Leonard Howell, “The First Rasta” (Flammarion), which has been translated into several languages and has become a reference work.

 

It is an extraordinary story : thrown onto the routes of the world by the mass exoduses of the early twentieth century, Leonard Percival Howell undertook several trips around the world and was witness to the formation of the new world order. A flamboyant and enigmatic character, he crystallized the aspirations of millions of human beings that this new order dispossessed of their land, their language and their identity. His implacable attitude made him the nemesis of the Jamaica independence period. He was imprisoned, despoiled of his property, ridiculed, and even his name was erased from history. But he lived long enough to see reggae, the new Jamaican music, spread his message on the five continents, and when he died two months before Bob Marley, it was evident that his movement was here to stay. But reggae in turn fell into the hands of the system and everything was done to reflect a paltry image of Rastas. The cliché of the shaggy Rasta, lost in the smoke of his joints, succeeded in concealing the political dimension.

 

Think of it : At the height of the Colonial Period, a Negro who defies the imperial powers and builds a world apart, independent of police control and the monetary system? A popular culture that instills Marxist content into the biblical concept of Babylon? A movement built not on dogma but on a lifestyle that respects individuals? Given the astonishing longevity of the message and its dissemination in all the strata of society, this revolutionary dimension is beginning to resurface. But how does one make a film about a man of whom only a handful of photographs remain, whose writings were systematically destroyed, whose very memory was banned to the point that the young Rastas do not even know his name? This is the challenge of this documentary film. By recreating a backdrop of that time from film archives, police reports and newspaper articles, we follow in the wake of this adventurer and track the evolution of his thinking.

 

Through direct witnesses we trace his evolution, from his return home in 1932 to the first manifestations of his movement. For the first time, these centenarian survivors describe a Rasta movement that is very different from the usual clichés. Their interviews, sparkling with humor and common sense, outline not only the silhouette of a great leader, but the daily struggle of a handful of men and women who stand without fear in the face of an allpowerful global system. And example of incredible moral courage at a time when black people in America and Africa were still considered to be sub-human and were subjected to forced labor and racial discrimination. They paid the price for this bold stand through relentless persecution and through systematic misinformation bent on making them look crazy – but in the end they won. Reggae is everywhere, and millions of young people identify with its message. The release of this documentary film marks the end of the silence and the reintegration of the Rastas in the great altermondialist movement of which they are the precursors.

 

THE FIRST RASTA DVD features : 

With a dramatic sound track by Bunny Lee, Max Romeo, Val Bennett,  The Abyssinians, Count Ossie's drummers, Groundation, 100 Grammes de Têtes and Tu Shung Peng, Hélène Lee's documentary follows the footsteps of the FIRST RASTA, a flamboyant character of the last century whose theories echo today's concerns about the future of our world. The « half of the story that has never been told ».

+English version (comment & subtitles).

+EXTRAS : deleted scenes and an interview with Hélène Lee.

+BOOKLET : chronology et portraits.

 

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>> VOD THE FIRST RASTA on Viméo : 4,00€ <<

 

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A principios del ùltimo siglo, el muy joven Leonard Percival Howell (1898-1981) deja Jamaica, se hace marinero y recorre el mundo. Sobre su camino, cruza todas las ideas que agitan la época. Del bolchevismo a la new thought, de Gandhi al anarquismo, del garveyismo al psicoanalisis, se trata de encontrar la tierra prometida. Es con el coctel de esas ideas que Leonard Howell vuelve a Jamaica para fundar en 1939 el primér Municipío Rasta, el Pinnacle. De ahí va elaborarse el modo de vida y de pensamiento que va amamantar la cultura del reggae que Bob Marley va a derramar a traves del mundo. Treinta años tras la muerte del cantante, ya es hora de rendir homenaje a Leonard Percival Howell El Primer Rasta cuyo el discurso revolucionario , político y social resona con los movimientos altermondialistas de hoy. Bob Marley está muerto desde hace 30 años y sin embargo su mensaje parece cada dia mas presente : rechazo del sistema financiero mundial, desafecto de los partidos y de las religiones, respeto del medio ambiento, cultura biológica, medecinas alternativas, afirmación de las identidades, autosuficiencia alimenticia.

 

Para la joven generación de los Rastas, nacidos después de la muerte del cantante, unas cuantas 400 canciones de su repertório parecen haber sido hechas a la medida para el mundo donde vivimos. La historia del movimiento Rasta esta muy mal conocida. Nacido a los alrededores de 1930, en pleno periodo colonial, fué sistematicamente marginado y perseguido. Todo fue hecho para borrar el recuerdo de su fundador, Leonard Percival Howell. Sin embargo es a él que Bob Marley debe su mensaje. Helene Lee trabaja desde hace casi 30 años a exhumar esa historia. Publicó en 1999 una biografía de Leonard Howell, « El primer rasta » (Flammarion), traducida en vários idiomas, que se impuso como libro de consulta. Es una historia extraordinaria : tirado sobre los caminos del mundo por los éxodos en masa de princípios del XXe siglo, Leonard Howell hizo varias veces la vuelta de la tierra y asistió a la formación del nuevo orden mundial. Personaje resplandeciente, enigmático, cristalizó las aspiraciónes de millones de seres humanos que ese nuevo orden desposeaba de sus tierras , de su idioma y de su identidad. Su actitud irreductible ha hecho de él la bestia negra de la Jamaica de las Independencias, que lo encarceló, espolio de sus bienes, que lo puso en ridículo, hasta borrar su apellido de la historia. Pero vivio bastante tiempo para ver el reggae, la nueva musica jamaicana, difundir su mensaje sobre los cinco continentes, y cuando murio, dos meses antes Bob Marley, era evidente que su movimiento estaba ahí para durar. Pero el reggae cayo a su vez en las manos del sistema, y todo fue hecho para dar de los Rastas una imagen irrisoria. El tópico del Rasta hirsuto, perdido el humo de los porros, llegó a ocultar la dimensión política.

 

Qué le parece : en plena época colonial, un Negro que desafia los poderes imperiales y se edifica un mundo a parte, independiente del control policíaco y del sistema del dinero ? Una cultura popular, que insufla un contenido marxista en el concepto bíblico de Babilonia ? Un movimiento fundado, no sobre un dogma, sino sobre un modo de vida respectuoso de los seres ? Frente a la asombrososa longevidad del mensaje y de la difusión en todos los estratos de la sociedad, esta dimension revolucionaria empieza a salir de nuevo a la superficia. Pero como hacer una película sobre un hombre cuyo solo existen un puñado de fotos, cuyo los escritos fueron sistematicamente destruidos, cuyo recuerdo mismo fue proscrito, hasta tal punto que los jovenes Rastas desconocen hasta su apellido ? Es el desafío que acepta este documental. Creando de nuevo el telón de foro de la época a partir de los archivos cinematográficos , de los informes de la policia y de los artículos de los periódicos, nos lleva en las huellas del trotamundos y nos permite seguir la formacion de su pensamiento.

 

Desde 1932, fecha de su vuelta al país y de las primeras manifestaciones de su movimiento – la película déjà la palabra a los testimonios directos. Por primera vez, hace hablar esos sobrevivientes centenarios que nos describen el movimiento Rasta muy diferente de los tópicos. Sus entrevistas brillantes de humor y de sensatez dibujan, no solamente la silueta de un leader formidable, si no el combate cotidiano de un puño de hombres y mujeres que se alzan sin miedo frente a un sistema mundial todo poderoso. Un ejemplo de valor moral inaudito en una época en que los Negros , en América y en África, aún eran hombres inferiores, sometidos a los trabajos forzados y a la descriminación racial. Pagaron el precio de esa osadía con persecuciónes incesantes y una constante desinformación intentando hacerlos pasar por locos – pero han ganado. El reggae está por todas partes, y millones de jovenes se reconocen en su mensaje. La salida del documental señala el fin del silencio y la reintegración de los Rastas en el gran movimiento altermondialista del cual son los precursores. 

 

EL PRIMER RASTA en DVD : 

Sobre una música firmada Bunny Lee, Max Romeo, The Abyssinians, los percusionistos de Count Ossie, Groundation, 100 Grammes de Têtes et Tu Shung Peng, Hélène Lee  realiza una película fuerte, apasionante, emocionante sobre la vida y la personalidad extraordinaria del PRIMER RASTA, figura emblemática ocultada desde demasiado mucho tiempo cuyo el discurso revolucionario, político y social resona con los movimientos altermundialistas de hoy.

+ Versión larga en español (comentario y subtítulos).

+ SUPLEMENTOS : escenas cortadas y una entrevista con Hélène Lee.

+ LIBRETO : cronología y retratos.

 

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